Signature d'un protocole pour l'ouverture d'une Ecole Maarif en Azerbaidjan

04.02.2021

Le président de la FMT, le Prof. Dr. Birol Akgün, et le membre du conseil d’administration, Nedim Kaya, ont effectué une série de visites à Bakou (Azerbaïdjan) et rencontré des représentants d’institutions.  Des évaluations sur les travaux de la Fondation ont eu lieu lors de la rencontre à laquelle ont également participé l’ambassadeur de la Turquie à Bakou, Erkan Özoral, le directeur de l’information de l’Agence Anadolu (AA) pour l’Asie et le Caucase, Tolga Özgenç, et les représentants de la TİKA et de la TRT (chaîne d’information nationale turque) à Bakou, Teoman Tiryaki et Murat Akkoç.

Akgün et Kaya ont ensuite rendu visite aux ministres azerbaïdjanais des Affaires étrangères et de l’Education, Ceyhun Bayramov et Emin Emrullayev, en compagnie de l’ambassadeur Özoral, et se sont concertés à propos de l’école que la Fondation projette d’ouvrir en Azerbaïdjan, ainsi que ses autres activités d’éducation dans la région.  
Interrogé par les journalistes sur les entretiens, Akgün a déclaré que les concertations avec l’Azerbaïdjan sur l’éducation se poursuivent depuis 2017 et que l’expression “Deux nations un peuple” ne relève pas d’un simple slogan, mais de la réalisation, de la manifestation d’une vérité comme l’en atteste le cas de la libération récente du Haut-Karabakh.

Remerciant l’administration azerbaïdjanaise pour avoir limogé les membres de l’organisation terroriste FETÖ présents sur son territoire après le coup d’Etat manqué du 15 juillet, Akgün a annoncé leur souhait d’ “ouvrir des établissements d’enseignement Maarif dans le pays et partager l’expérience internationale de la Fondation dans le domaine de l’éducation avec le peuple azerbaïdjanais”.

“Nous travaillons depuis un certain temps sur un texte d’entente.  Je peux affirmer avec bonheur et fierté que nous sommes parvenus à un accord.  La signature aura lieu la semaine prochaine, lors de la visite de Monsieur le ministre de l’Education en Turquie.  Nous ouvrirons ensuite notre première école, d’abord à Bakou.  Nous espérons que l’ Azerbaïdjan sera le 44ème pays dans lequel nous serons présents.  Nos travaux se poursuivent pour cela.  Nous serons vigileants en raison du Covid-19”.

Akgün a également annoncé que l’école dispensera un enseignement à tous les niveaux, de la maternelle au secondaire avec un niveau de K12 et que des coopérations auront lieu dans le domaine de l’utilisation des Technologies de l’Information (formation des enseignants, partage d’expériences, cours de développement de curriculum,…)


“Nous souhaitons contribuer à l’éducation également sur les terres récemment libérées de l’occupation.”

Akgün a qualifié la libération du Haut-Karabakh d’une grande victoire dont la joie a été partagée par la Turquie et ajouté que la Fondation Maarif de Turquie souhaite contribuer à l’éducation sur les terres libérées également.
 “Je tiens à assurer que nous sommes prêts à contribuer à la reconstruction de la vie sociale et civile du Haut-Karabakh pour tout ce qui nous incombe en termes d’éducation.  Bien évidemment, sur le plan politique, les problèmes de sécurité du Karabakh doivent être résolus en premier lieu. L'achèvement des processus de planification stratégique menés par le gouvernement de l’Azerbaïdjan, tels que le déminage, le placement de la population,… prendra un certain temps . Nous sommes prêts à mettre toute notre expérience au service de nos frères. Il y a des certifications internationales; nous envisageons une école avec l’accréditation de l’IB ou du Cambridge basé, cependant, sur le curriculum de l’Azerbaïdjan, car la base de stratégie d’éducation de la Fondation repose sur la formation de personnes qualifiées dont le pays a besoin en respectant les normes de l’Etat en question et en coopération avec les autorités dans le cadre de la tradition de culture nationale.  La Fondation Maarif de Turquie n’est pas le représentant d’un pays impérialiste.  Bien au contraire,  nous souhaitons que nos travaux deviennent des outils au service des relations bilatérales et des plans de développement des pays dans lesquels nous sommes présents", a-t-il ajouté.


“La FMT doit également être perçue comme partie intégrante des politiques de développement”

Indiquant que la Turquie n’est pas un pays fermé sur soi et qu’elle se doit d’être ouverte à l’extérieur avec son économie et sa politique, Akgün a précisé: “Car notre économie ne repose pas sur un produit tel que le pétrole ou le gaz naturel.  Nous sommes un pays qui se développe par des liens commerciaux et investissements internationaux réciproques.  Les 800 milliards de dollars du PNB de la Turquie proviennent des relations solides que la Turquie à tissé avec l’étranger.  Si l’on considère les importations, exportations, revenus du tourisme, investissements et mouvements de main-d’oeuvre, les 50-55 % de l’économie turque reposent sur ses liens avec l'extérieur.”

En attirant l’attention sur le fait que la FMT forme des individus qui connaissent la langue et la culture des pays où les investisseurs et les commerçants sont présents, Akgün a affirmé que la Fondation doit être perçue comme partie intégrante des politiques de développement et a expliqué les accomplissements de l'institution en 4 ans:
“Nous sommes en contact proche avec 100 pays.  Nous signons, dans un premier temps, des accords afin de constituer la personalité juridique de la Fondation et pouvoir organiser nos activités éducatives. Nous avons, dans ce cadre, ouvert des bureaux dans 52 pays où l’infrastructure juridique a été établie. Notre Fondation dispense un enseignement à environ 40.000 élèves avec 332 écoles dans 43 pays. A ces chiffres s’ajoutent également la récupération des 214 écoles affiliées à l’organisation terroriste FETÖ.  Nous poursuivons les entretiens pour le transfert d’autres écoles liées à cette structure dans le monde.”
 

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